Festival 2018

JEUDI 5 AVRIL 2018

SOIREE D’OUVERTURE « Chants de la resistance caribeenne »

au Magic Cinéma de Bobigny, rue du chemin vert, Bobigny (Métro 5 Pablo Picasso Bobigny)

19h30 – « Cantadoras, memorias de vida y muerte en Colombia », de Maria Fernanda Carrillo Sanchez, Colombie/Mexique, 2017, 1h10

Film projeté en AVANT-PREMIÈRE

En Colombie du Pacifique, cinq femmes chantent la vie de leur village, l’amour ou le climat, la santé ou la mort. A travers des chants du quo

tidien, ces cinq  “cantadoras” afro-colombiennes racontent le conflit qui ronge le pays et leur enlève leurs proches. Cruz Neyla Murillo, Graciela Salgado Valdés, Inés Granja, Bety Ochoa et Ceferina Banquéz, parfois accompagnées d’instruments traditionnels, continuent à élever leurs voix afin de rompre le cycle de la violence et de lutter contre les discriminations dont elles sont victimes, en tant que femmes noires d’une communauté reculée de Colombie. La culture populaire des peuples afro-descendants et le rôle de ces femmes sont superbement incarnés dans un documentaire où la musique, très présente, permet aussi de transmettre une identité et une mémoire.

Débat en partenariat avec l’Institut de Tout-Monde :

En présence de Mariann Matheus, auteure, compositrice et interprète, qui explore et plonge dans la mémoire des rythmes caribéens et africains pour trouver le langage poétique qui nous lie.

En présence Carlos Agudelo, sociologue colombien spécialiste des populations afro-descendantes d’Amérique latine.

22h Buffet latino-américain et concert acoustique avec Pablo Trova (chants contestataires latino-américains)

 

VENDREDI 6 AVRIL 2018

#NI UNA MENOS

à La Parole Errante, 9 rue Debergue – Montreuil ( métro 9 Croix de chavaux)

19h ouverture des portes + vernissage des travaux de la photographe Anita Pouchard Serra sur le mouvement féministe #Ni una menos

19h30 Courts-métrages suivis de

“Laura Iglesias – Documental” Susana Palomas, Argentine, 2016, 31min

Laura Iglesias, travailleuse sociale, militante, mais aussi fille, mère, grand-mère et sœur, fut victime de féminicide en 2013 en Argentine, alors que le gouvernement restait sourd à la dénonciation des conditions de travail précaires dans lesquelles elle travaillait.

20h30 Débat en présence de :

Ana Maria Actis, ancienne assistante sociale argentine, proche de la réalisatrice

Alerta Feminista : Association de latinoaméricain.e.s luttant contre les violences faites aux femmes et aux minorités de genre en Amérique latine, ainsi que celles envers les femmes et minorités de genre migrant.e.s en France. Ses activités combinent un travail de mobilisation dans les rues ainsi qu’un travail de sensibilisation à travers le débats d’idées (conférences, ateliers, projections-débats) et la pratique artistique (performances, danse, musique, peinture). Représentantes d’Alerta Féminista pour la conférence:
Carole Dupont, franco-péruvienne diplômée de l’IEP de Strasbourg, militante féministe.
Tania Romero Barrios, doctorante en Études hispaniques, mention études de genre à l’Université Paris 8, co-organisatrice du séminaire Féminismes dans les Amériques latines à l’EHESS.

Jules Falquet, sociologue spécialiste des féminismes en Amérique Latine, auteure de l’essai “Pax Neoliberalia” publié en 2016 aux éditions Ixe, dans lequel elle met en lumière l’instrumentalisation des violences faites aux femmes dans un système capitaliste néolibéral.

Collectif 56 ninas del Guatemala, collectif qui s’est formé suite au drame du 8 mars 2017, pendant lequel 56 jeunes filles ont brûlé vives dans un foyer pour mineur.es géré par l’Etat du Guatemala sous les yeux et l’indifférence de la police nationale. La veille, elles avaient voulu s’échapper à cause des violences psychologiques, physiques et sexuelles qu’elles subissaient.

 

 

Repas et intervention de Las GUARICHAS CÓSMIKAS : batucada lesbo trans féministe!!! Un collectif composé de féministes insoumis-es et révolté-es, de toutes origines (Amérique Latine, France, Afrique), qui au rythme du tambour décident de faire passer la politique par les corps qui s’imposent, par les pieds qui dansent et par les bouches qui crient rébellion !!!

 

 

 

SAMEDI 7 AVRIL 2018

Contre la corruption et la criminalisation des mouvements sociaux en Amérique Latine et en France

à La Parole Errante, 9 rue Debergue – Montreuil ( métro 9 Croix de chavaux)


Projections, débats, tables de presse, expos, et concert.

13h Café gourmand (arroz con leche)

Tables de presse : Terre et liberté wallmapu, Collectif Guatemala, Sherpa, Amnesty
« Resistencia a desaparecer » de CADENA del Sur, Argentine, 2017, 50 min
Pour connaître la cause Mapuche, comprendre les enjeux de l’accès aux terres indigènes, débattre de la criminalisation des mouvements sociaux, “Resistencia a desaparacer” met en lumière, à travers la disparition de Santiago Maldonado, les différents liens de pouvoir et d’argent entre l’Etat argentin et l’entreprise Benetton.

« Territorio Q’anjob’al, vientre acosado » Pau Dachs/Collectif Guatemala, France/Guatemala, 2017, 1h15
A travers le témoignage de prisonniers politiques et leur proche, tous défenseurs des ressources naturelles de la province guatémaltèque de Huehuetenango, le documentaire montre l’instrumentalisation du système judiciaire par le gouvernement et les grandes entreprises voulant exploiter le territoire.


+Débat en présence d’

Pau Dachs, réalisateur du documentaire exceptionnellement en France

Collectif Guatemala, association qui soutient les organisations de droits humains et le mouvement social et indigène guatémaltèques

Hélène Roux,  journaliste indépendante et chercheuse en sociologie

Ana Guevara, anthropologue argentine-chilienne spécialiste des luttes Mapuches


Lectures par Emma Robles


18h « Los ojos cerrados » Miguel Mirra, Argentine, 2017, 1h20
“Los ojos cerrados” montre que face à la corruption des gouvernements, face au saccage des ressources naturelles organisé par les grandes entreprises, face à la contaminacion de leur environnement, les mouvements de lutte populaire s’organisent, depuis le Mexique jusqu’à l’Argentine.
+Focus sur le cas de corruption Odebrecht


+Débat en présence de

Emma Robles, anthropologue membre de l’Atelier Réalité Péruvienne José Carlos Mariátegui
Andy Reyna, membre de l’Atelier Réalité Péruvienne José Carlos Mariátegui et du collectif Peruanos en Francia

Katia Roux, Chargée de Plaidoyer du programme Liberté, Amnesty International

Laura Rousseau, Responsable du Pôle Flux Financiers illicites, Sherpa

 

Repas avec les Tabliers volants

 

Concert 1ère partie : ASHPA SUMAJ
« Somos semillas libres » : Juan Cruz Suarez, après sa tournée en Argentine, revient avec des histoires fortes, sur des rythmes du nord-ouest argentin, accompagné par Aurélie Gallois au violon, Cristian Guilbert à la basse, Demian Araya à la percussion et Ignacio Maria Gomez Lopez à la voix et au bombo legüero !

 

22h: Concert des BOULENVRAC
Tout droits sortis de leur cave de Mont-de-Marsan, en lutte contre les Majors Cie et la chanson officielle, les BOULENVRAC décident d’employer la manière forte pour se faire entendre. C’est donc vêtus de K-ways et de masques de ski que les BOULENVRAC (frères consanguins) déboulent en vrac à Montreuil pour un show décapant et interactif ! Rock’n’roll, sirènes, slogans incendiaires, bières, saucisses lentilles et J7 : tous les moyens sont bons pour réveiller le rat qui couine en chacun de nous !

MAYE DJDj activiste éco lesbo féministe d’origine franco-colombienne, MAYE DJ fait partie du mouvement latinomaricain #NiUnaMenos – #VivasNosQueremos, de Las Guarichas Cósmikas: batucada lesbotransféministe et de Alerta Feminista à Paris, luttant contre le féminicide en Amérique Latine.

Style musical: latino (rock, cumbia, salsa, punk, ska, de tout quoi), cumbia et reaggaeton féministes, hip-hop militant, ragga et dance hall!

 

Dimanche 8 avril 2018

au Clos Sauvage, 12 Rue du Clos Bénard, Aubervilliers (Métro 7 Quatre Chemins)

14h30 Les nouveaux chiens de garde, de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, France, 2011, 1h39

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise.

 

 

15h-20h MURAL PARTICIPATIF avec Jose Mercado. Les murales en Amérique Latine sont un des médias d’expression populaire pour dénoncer les injustices sociales, transmettre sa culture et son histoire.

 

 

16h30 La Crisis causó dos nuevas muertes, Argentine, 2006, 1h25

Analiza mediante entrevistas el papel que desempeñaron los medios masivos de comunicación, en especial el diario Clarin, luego del asesinato de lospiqueteros Maximiliano Kosteki y Dario Santillan, el 26 de junio de 2002,  por parte de integrantes de la Policia Bonaerense. Toma su nombre del titular principal que publicó Clarín en su tapa del día siguiente a los asesinatos, cuando sabiendo que los asesinatos habían sido cometidos por integrantes de la Policía Bonaerense, pues el diario tenía fotos en su poder que así lo probaban, no las publicó y achacó las muertes a la crisis.

18h Un poquito de tanta verdad, Jill Freidberg, France/Mexique, 2007, 1h33

Oaxaca, Mexique, été 2006. Suite à la répression d’une grève d’enseignants, l’insurrection submerge l’état du Juárez. La population s’empare des médias locaux pour obtenir « Un poquito de verdad ». Le réseau des radios locales devient un des moteurs de la mobilisation et subit comme tel la répression policière.

-Concejo Indigena de Gobierno – Un nouvelle forme de gouverner au niveau national CIG, Mexique, 2017, 8 min

En 2018 au Mexique, le CNI a présenté, sur proposition de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale), une femme indigène comme candidate à l’élection présidentielle. Cette vidéo, diffusée sur leur site, n’a pas été relayée par les médias nationaux.

19h30 DEBAT

Repas

 

CONCERT  “MFP” La fanfare de poche

Un souffle de swing, de klezmer, tangos et autres dérives orientales, sans cadres ni formats! De la musique à l’ancienne!

 



1 Response to Festival 2018

  1. […] d’infos sur Pico y Pala et La Parole Errante Entrée libre Adresse : 9 rue François Debergue 93100 […]